mercredi 16 mai 2012

Les étangs


Héron cendré / Ardea cinerea



Échasse blanche / Himantopus himantopus


Etrille / Necora puber. Ce petit crabe est facilement reconnaissable par sa quatrième paire de podes transformée en palettes natatoires.



Méduse lune / Aurelia aurita




On a trouvé quelques ossements au cours de cette ballade, voici un petit récapitulatif :



Avec de gauche à droite et de haut en bas :
- un fémur
- une demi mandibule de chat (Felis catus)
- un demi pelvis de lapin (Oryctolagus cuniculus)
- un fémur de lapin (Oryctolagus cuniculus)
- un pelvis d'oiseau
- une furcula d'oiseau
- un total de 14 vertèbres cervicales et thoraciques en connexion. Par rapport à la taille et à la forme, je pense qu'il s'agit de flamant rose (Phoenicopterus roseus), tout comme la plume. Les seules photos de squelette de flamant que j'ai pu trouvé son dans le livre Evolution de Jean-Baptiste de Panafieu et elles sont vraiment similaires. Par rapport à la faune locale, ça aurait pu également être un héron cendré (Ardea cinerea), mais leurs dernières vertèbres cervicales sont plus trapues.
- un bréchet d'oiseau
- des fragments de crâne de goéland leucophée (Larus michahellis). A droite vous reconnaîtrez sans doute le bec.




Voici une des photos de flamant rose de Patrick Gries, extraite du livre Evolution :

samedi 12 mai 2012

La Sardina




I miss my family. Pix taken with a Lomography La Sardina.

mercredi 9 mai 2012

Winter is coming






A présent, tu sais, chuchota la corneille en se nichant au creux de son épaule, tu sais pourquoi tu dois vivre.
Pourquoi ?, demanda Bran sans comprendre, en tombant, tombant.
Parce que l'hiver vient.
Bran regarda l'oiseau niché sur son épaule, et l'oiseau lui rendit son regard. Il avait trois yeux, et un science épouvantable habitait le troisième. Et en bas... ? En bas, il n'y avait rien, plus rien que neige et froid et mort, un désert gelé où des aiguilles déchiquetées de glace blanc-bleu guettaient l'instant de saisir leur proie, volaient vers elle, tels des javelots. Sur leurs pointes étaient déjà venues s'empaler des myriades d'autres rêveurs, dont ne subsistaient que les ossements. Tout angoisse et tout désespoir, Bran entendit au loin une petite voix, sa propre voix, qui disait :
Est-ce qu'un homme peut être brave tout en ayant peur ?
Père répondait : L'heure de la mort est la seule où l'on puisse se montrer brave.
C'est maintenant ou jamais, Bran, haleta la corneille, qu'il te faut choisir : mourir ou voler.
Dans un grand cri, la mort le happait déjà.
Alors, ouvrant les bras, il prit son essor.

Le trône de fer, George R.R. Martin

Corneille noire / Corvus corone

lundi 30 avril 2012

La Sardina





Première pellicule avec mon La Sardina. Lomography tient toutes ses promesses : optique pourrie (les coins sont souvent rognés), focale approximative, possibilité d'expositions multiples et à n'utiliser sans flash qu'en extérieur (en même temps j'avais une pellicule en ISO 400). Je suis déçue par ma propre bêtise : j'ai fait une fausse manipulation avec la molette de rembobinage, ce qui m'a bousillé cinq ou six photos et fait des superpositions hasardeuses. Mais pour le reste, j'aime le résultat, j'aime cette optique hasardeuse, et surtout, lorsque les photos sont prises en extérieur avec la bonne lumière, les couleurs sont superbes. C'est sur que ce n'est pas un vieux Canon, ça reste de la toy camera, mais pour le coup, et vu le rendu de certaines photos, je trouve que pas tant que ça.

samedi 28 avril 2012

hunters








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Rock'n'love : On est d'accord, l'affiche et le titre (ils auraient du garder le titre anglais, You instead) font tellement kikoulol que ça ne donne pas envie. Pourtant, j'ai trouvé ce nouveau film de David Mackenzie vraiment chouette :

Adam, célèbre pop star américaine se retrouve menotté à Morello, une rockeuse pratiquement inconnue, lors du festival écossais T in the Park. Très différents, ils vont devoir se supporter pendant plusieurs heures, et notamment calmer leurs amants réciproques jaloux. Mais petit à petit, cette situation difficile va jouer en leur faveur...

Ce film a été tourné en quatre jours et je dirais que ça se voit : ça bouillonne, c'est sale, c'est toujours en mouvement et ça donne un côté très réaliste au film. Ce n'est pas du tout de la comédie dans des décors idylliques. Les acteurs sont parfaits (c'est chouette de retrouver la Tonks de Harry Potter et Luke Treadaway semble s'être pris dix ans d'un coup depuis son interprétation de fils à papa drogué dans Attack the block) et la bande-son géniale (mention spéciale pour le passage avec Tainted Love et la version accoustique de You Instead). Une très bonne surprise.

lundi 23 avril 2012

clearthemind



(Chat domestique / Felis catus)


(Lézard des murailles / Podarcis muralis)



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Un texte de Alvar Grav à propos de genderqueer et d'identité sexuelle, qui m'a beaucoup touché et que je tenais à partager ici (via Dwam) :

I ride the subway and people stare at me. I want to ask them why. But I know why. Their eyes give birth to a swelling slug in my throat. I do strange things with my lips. I swallow hard. Run my fingers along the tattered fabric of my totebag. They look at me with the distaste that is the same whether they direct it at someone who’s gone under the knife a few times too many or a beggar. There’s this idiotic awe that loosens their faces. Their eyes search and search for something they cannot grasp but think they have grasped all the same. They look at me because they think I’m dressed for their eyes. But I can’t stand their eyes. Their eyes make me want to go home and kill myself. I dress the most eccentrically when I’m far away from other people. I dress like the prince of sadness that I dreamt I was one night when I was seven, because that’s what I am. Anything else is a masquerade, to get people not to notice me.

I don’t think they stare because they see an ambiguous character. Because they SEE the prince. Unfortunately. I don’t work hard enough to pass. But then how could pass as something that isn’t even an alternative in the spectator’s mind? There are days when I wish I was altogether certain that I am a boy. That I am a boy who eventually will be a man. Punkt slut. Despite all the difficulty that would come with this knowledge, in some ways, in my environment it would be an easier difficulty to handle than the one that comes with being nothing at all. Then being neither.

It’s not good enough. Not clear enough. Not possible in the sense that in my context no bureaucracy allows and thereby enables it. It doesn’t exist. If it should exist, many argue, it would be helpful for those who are in transition. But what about those who will always be in transition? Who are finished in not being finished? Can I ever have a body that matches my soul?

The body is nothing. Everything. At once.

It determines nothing. And everything. At once. Since it gets determined by others from outside.

It tricks people into believing something that isn’t real.

It stops me from doing certain things.

It becomes a visual obstacle for myself and for others when it comes to having sex. Which I separate and conduct in other places than the present.

It has nothing and everything to do with my sexuality. It erases my sexuality. Because it isn’t possible even though it’s right here. It’s everything that I am.

As hard as I myself may work to learn to ignore the connotations that come with certain bodyparts, these other possibilities are too fragile for an outsiders interference. As soon as another human is involved all that work crumbles.

And we have nothing but the tired first impression, which is based on what you know, and unfortunately most people don’t know a lot. That’s what we begin with, and usually end up with. Obscuring what’s really there. And either you get to work, to demolish the first understanding, and build a new one. Or you walk away.

Alone, with nothing but your bruised self. Kept like a secret, like an imaginary friend, because you’ve learnt again that only you could see it.

jeudi 19 avril 2012

YOUNGFOREVER!!






(tee : essential monsters)

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Shame :
Le film aborde de manière très frontale la question d'une addiction sexuelle, celle de Brandon, trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup. Quand sa sœur Sissy arrive sans prévenir à New York et s'installe dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie...
Le dernier film de Steve McQueen. Je l'ai trouvé touchant dans la détresse et les maladresses des personnes et ais beaucoup aimé les interprétations assez dingues de Michael Fassbender (pour ne pas dire que je suis maintenant éperdument amoureuse de lui) et de Carey Mulligan, totalement à contre-emploi par rapport à ses derniers rôles. Par contre, par rapport au titre et à ce qu'on m'en a dit, je ne m'attendais pas à ça. Chacun de ces deux personnages ont un mode de vie un peu particulier, ils ont leur truc qui les fait tenir la vie quotidienne, répétitive et étouffante ; mais malgré cela et le fait que ce soit filmé de manière crue, je n'ai rien trouvé de honteux finalement dans ces personnages. Ils ont leurs imperfections, ils sont excessifs et c'est ce qui les rend intéressants.

lundi 16 avril 2012

Textures







Quelques gros plans de mon dernier montage ostéologique (qui prend forme petit à petit), parce que ces os ne sont pas matures et de ce fait je trouve leurs textures très intéressantes. Felis catus.
Sinon, un autre blog d'ostéologie vraiment sympa, tenu par des gens qui travaillent au Philip L. Wright Zoological Museum. Ils présentent leur travail au musée, des crânes, des photos comparatives, ...

samedi 14 avril 2012

Instax mini






Deb - Tarmasz - Odin - Jérémie - San

vendredi 6 avril 2012

misc


Comparaison entre un crâne de blaireau européen (Meles meles) et un crâne de blaireau américain (Taxidea taxus). Ce sont deux puissants carnivora avec des mâchoires qui restent impressionnantes, mais le blaireau américain reste plus petit que son homologue européen. Chez celui-ci, c'est la crête sagittale qui est bien développée, tandis que chez l'américain, il s'agit de la crête occipitale.





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arsanatomica.tumblr.com : J'ai découvert ce blog aujourd'hui et c'est une grosse claque. La personne qui tient ce blog réalise des dissections et prépare des spécimens pour des montages, et en tire des photos, des shémas, de magnifiques illustrations ou autres pour expliquer l'anatomie, la morphologie et la physiologie des spécimens. Je trouve l'approche très bien faite, et j'adorerai être capable de vous pondre des articles pareils. Il y a aussi quelques photos d'ostéologie.

dimanche 1 avril 2012

misc






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Le film Taxidermia. Une vraie claque, j'ai du rester bouche ouverte devant sans bouger durant les une heure trente de ce film. Il s'agit d'un film hongrois complètement loufoque qui raconte l'histoire de trois hommes (grand-père, père et fils) et de leurs obsessions : le sexe, la gloire et l'immortalité. Tout le film tourne autour de la chair finalement, de manière assez crue, mais en même temps poétique. J'ai beaucoup aimé la manière dont le sujet est traité et mis en scène, et c'est l'histoire du petit-fils que j'ai préféré (les deux autres personnages sont trop repoussants). Dans la troisième partie, j'ai été totalement fascinée et absorbée par les scènes où l'on voit des organes manipulés en gros plan : on voit de prêt toutes les textures. J'ai trouvé cela très beau, esthétique.
Et le réalisateur a au moins réussi la prouesse d'avoir une scène d'ouverture de film où un sexe crache du feu. Si si.
Le site officiel est vraiment vraiment barré, je vous conseille d'aller y faire un tour.

vendredi 30 mars 2012

iamtwentythreenow





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Seventy Arniotis

lundi 19 mars 2012

Misc







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Planche d'histoire naturelle avec des bois de cervidés d'Arcimboldo. Pour ceux de droite, je penche pour du daim, ça ne vous rappelle rien ? (Merci Nathalie !)

mercredi 14 mars 2012

Ourskinisasfragileasourhearts








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Martha Marcy May Marlene. Il fait partie de ces films à l'ambiance lourde, lente et étouffante qui vous serre le cœur et qui vous fait appréhender la fin. Je l'ai trouvé très intéressant et bien réalisé, porté par une Elizabeth Olsen très convaincante. Il n'y a pas très longtemps j'ai lu Purulence d'Amoreena Winkler et je n'ai pu m'empêcher de faire des parallèles entre les deux. D'ailleurs, je vous mets le lien d'une interview filmée de l'auteur, qui explique sa vision des sectes, que j'ai trouvé intéressante. Sur le film, je vous conseille de lire un article du Monde, et le synopsis du film d'allocine :

Après avoir fui une secte et son charismatique leader, Martha tente de se reconstruire et de retrouver une vie normale. Elle cherche de l’aide auprès de sa sœur aînée, Lucy, et de son beau-frère avec qui elle n’avait plus de contacts, mais elle est incapable de leur avouer la vérité sur sa longue disparition. Martha est persuadée que son ancienne secte la pourchasse toujours. Les souvenirs qui la hantent se transforment alors en effrayante paranoïa et la frontière entre réalité et illusion se brouille peu à peu...


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Il parait que c'était la Journée de la Femme la semaine dernière. Restant très sceptique quand à cette journée de princesses (dans ma tête ça fait toujours un peu : les pauvres bonnes femmes maltraitées, on va leur mettre une journée spéciale, histoire de leur faire plaisir - oui ça passera mieux le jours où on aura une Journée de l'Homme), je vais juste vous mettre deux liens qui m'ont fait réfléchir : l'article Tu seras violée ma fille, du blog de Crêpe Georgette ; et le projet photographique Unbreakable qui regroupe des témoignages de victimes d’agressions sexuelles. Comme je le disais dans un précédent post, je crois vraiment que les différences homme/femme sont très marquées par la société mais qu'elles pourraient être beaucoup plus minces que ça et ces articles m'ont fait réfléchir sur ce point. Ça reste trop marqué dans nos esprits et effectivement, même si quelque part j'ai du mal à l'écrire parce qu'on j'aimerai qu'on soit tous considéré sur un même plan (= être humain, point barre), le fait que beaucoup plus d'hommes se permettent ce genre d'actes envers les femmes que l'inverse, nous fait rester dans ce cercle vicieux de femme = victime, et la pilule a du mal à passer.

lundi 12 mars 2012

Party

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